jeudi 12 décembre 2019
Artem la revue

15eme FESTIVAL INTERNATIONNAL DES MUSIQUES D’Écran [FIMÉ] 

Dans Toulon et son agglomération, du 8 au 17 novembre 2019, la quinzième édition de FiMÉ présente des films d’hier sur des musiques d’aujourd’hui, qui sont diffusés dans plusieurs villes, condition d’un élargissement.   

Pour cet événement programmé sur 10 jours, est fait le choix de se démarquer des autres Festivals, se situant entre festival pluridisciplinaire et festival de genre artistique en créant sa propre catégorie, « Musiques d’écran » croisement entre musique et cinéma. 
Sans pour autant prétendre créer une nouvelle discipline artistique, ce terrain totalement ouvert, à la fois espace de création musicale et lieu de confrontations insolites entre patrimoine cinématographique et musique vivante, se trouve questionné et (re)défini chaque année. 
Cette année, le Festival continue d’explorer cette forme de spectacle spécifique qu’est le ciné-concert, projections de films muets accompagnées en direct au pied de l’écran par des musiciens. L’approche musicale proposée pour ces cafés-concerts relève des musiques d’aujourd’hui (musique contemporaine, jazz, musiques électroniques). Quant à l’approche cinématographique qui chaque année est guidée par un fil directeur thématique, il est toujours question de découvrir ou redécouvrir des perles rares du cinéma muet sans oublier quelques incursions insolites dans le cinéma plus contemporain. 

Le projet artistique : les musiques d’écran
Des œuvres du patrimoine cinématographique…

Les films réalisés avant l’avènement du cinéma parlant, au début des années 30 constituent évidemment une source considérable de supports d’expression purement visuelle qui se prête merveilleusement bien à une rencontre entre musique et cinéma. 
Quel que soit le genre musical choisi ou l’approche des compositeurs, certains cherchant à garder une cohérence avec l’atmosphère du film, d’autres s’aventurant dans des expériences plus singulières et parfois décalées, ces spectacles, dénommés « ciné-concert » ne laissent pas indifférents. 
… Avec des re-lectures musicales d’aujourd’hui
Si ce type de rencontres évoque naturellement les premiers temps du cinéma, quand les films étaient accompagnés en direct par des musiciens, le Festival fait le choix de s’inscrire dans des propositions musicales d’aujourd’hui électro-acoustiques, improvisées, jazz, électroniques… pour faire revivre au présent ces films. 
Il arrive également que le Festival mette à l’honneur et fasse interpréter une célèbre partition et des croisements, musique et cinéma, contemporains…
FiMÉ souhaite également promouvoir des rencontres plus contemporaines entre musique et cinéma et mettre à l’honneur le travail d’artistes même si leur œuvre ne se présente pas sous la forme d’une projection accompagnée en direct par des musiciens. Dans cette catégorie on retrouve les cinéastes travaillant la matière sonore ou l’intégrant de façon insolite dans leurs films, mais également des musiciens dont les productions se trouvent irrémédiablement associées à un univers cinématographique spécifique.

9 ciné-concerts, 5 créations, 7 longs métrages, 11 courts métrages, 45 musiciens.

« Le FiMÉ a 15 ans cette année et en « âge festival », s’il en existe un, on peut dire que c’est déjà un bel âge. Et pourtant, après toutes ces années, l’envie de dénicher des pépites du cinéma muet est intacte, le plaisir de rechercher des musiciens pour accompagner les films est toujours là, quant au bonheur de faire partager ces moments avec le public, on ne peut raisonnablement pas s’en passer. 
Cette année, c’est une galerie de portraits d’individus singuliers et attachants que l’on vous propose de découvrir à travers la sélection des films : le portrait terriblement intemporel d’une jeune femme, dans « Le journal d’une fille perdue » de G.-W. Pabst, interprétée en 1929 par la troublante et iconique Louise Brooks ; Le portrait d’un célèbre personnage de dessins animés des années 20, « Koko, le clown », particulièrement facétieux, et célèbre pour ses étonnantes incursions dans le monde réel ; La Villa Noailles, avec ce film totalement inclassable, « Biceps et bijoux », témoin d’une joie de vivre particulièrement communicative ; Le portrait d’un héros légendaire, Zorro, avec sa première adaptation au cinéma, incarné par le célèbre Douglas Fairbanks ; Le portrait d’un homme marqué dans sa chair, « L’homme qui rit », adaptation du roman de Victor Hugo ; Le portrait d’un des plus grands artistes du XXe siècle avec « Le mystère Picasso », qui témoigne aussi de la rencontre avec le réalisateur Henri Georges Clouzot ; Le portrait d’un homme déchu et humilié dans l’un des chefs d’œuvre du septième art « Le dernier des hommes » de F.-W. Murnau ; Et le portrait du dandy des années 20, incarné par deux comiques américains : Charley Chase, dans un programme de courts-métrages vaudevillesques, désopilants, et Harold Lloyd, accroché aux aiguilles d’une horloge dans « Monte là-dessus ». 
Pour accompagner ces films et ces destins parfois tourmentés, ce sont, comme chaque année, des musiciens d’univers totalement différents qui seront à la manœuvre. On retrouvera tout d’abord les mélodies poétiques et envoutantes du duo Baltazar Montanaro, violon, et Sophie Cavez, accordéon, mais aussi les formidables instrumentistes, Guy Villerd et Jean Bolcato du Collectif arfi qui laisseront leur place à Ben Vedren, DJ et producteur de musiques électroniques.
Se succèderont ensuite deux pianistes improvisateurs : le jeune Adelon Nisi, issu de la classe d’improvisation au piano de Jean-François Zygel, en partenariat avec le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, et Karol Beffa qui a remporté deux victoires de la Musique classique depuis sa première venue au FiMÉ en 2010. L’ensemble Ecce en configuration trio, entre musique contemporaine et classique, interprètera la partition de François Régis, tandis qu’un autre trio, TOC, s’aventurera sur un terrain résolument plus rock. L’atelier cinéphonique revient pour la deuxième année consécutive et sera composé de 4 DJ issus bien évidemment de la scène toulonnaise. Le FiMÉ se clôturera avec le rendez-vous incontournable à l’Opéra de Toulon en compagnie de l’Orchestre Symphonique dirigé une nouvelle fois par le talentueux Hugo Gonzalez-Pioli.  

OUVERTURE DU FESTIVAL 
Vendredi 8 Novembre – Villa Tamaris, La Seyne-Sur-Mer – 20h30
« Journal d’une fille perdue » de Georg Wilhelm Pabst (1929) Film muet. Noir et Blanc. Allemagne. 1929 – 105 mn. Avec Louise Brooks, Arnold Korff, André
Roanne, accompagné par Baltazar Montanaro, violon et Sophie Cavez, accordéon diatonique.

Journal d’une fille perdue 
Baltazar Montanaro / Sophie Cavez

 
Un accordéon et un violon…
(ci-dessus)
Un voyage entre des vents du nord et des sons de l’est…
Une émotion, parfois improvisée, parfois libre, douce ou tendue… une musique sans frontière, sans nom, libre… 


http://www.duomontanarocavez.sitew.com 
L’histoire : Thymiane, la fille du pharmacien Henning, est enceinte du préparateur Meiner, qui refuse de l’épouser. À sa naissance, le bébé est mis en nourrice et la mère enfermée dans une maison de redressement. Thymiane réussit à s’évader et trouve refuge dans une maison close, où elle devient fille de joie. Grâce à un mariage avec un vieil aristocrate, elle peut prendre la tête d’un comité de bienfaisance pour dénoncer l’hypocrisie de la charité mondaine…

Tarifs : 15€ / 10€

Programme complet / Informations & Réservations

Site Web de fimé

Festival : 07 81 26 26 11 / contact@filmharmonia.fr 
Pour les ciné-concerts, réservations auprès de : 
Safety Last / Orchestre Symphonique de l’Opéra de Toulon Opéra : 04 94 92 70 78 /
www.operadetoulon.fr 
Le Mystère Picasso / ensemble Ecce. Le Liberté : 04 98 00 56 76 /
www.theatre-liberte.fr 
Programme de courts métrages : Koko le clown / Guy Villerd et Jean Bolcato – Collectif Arfi – Theatre Marelios Service Culture et Patrimoine de La Valette-du-Var : 04 94 23 36 49 /
culture@lavalette83.fr 
Le Dernier des Hommes / toc – Theatre du Rocher
Service culturel de La Garde : 04 94 08 99 34 /
resalerocher@ville-lagarde.fr 
Charley Chase Follies / atelier cinéphonique – Espace des Arts : 04 94 01 72 55 /
culture@le-pradet.fr 
L’Homme qui rit / Karol Beffa – Cinéma Le Royal
Préventes directement au cinéma Le Royal, 2 Rue du Dr Jean Bertholet, Toulon 

Tarif réduit 
– demandeurs d’emploi,
– allocataire du RSA,
– étudiants,
– groupes de plus de 10 personnes
 

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